✉️ — Fragment
Ma chère tante,
Voilà bientôt trois mois que je suis revenue à L’Haÿ-les-Roses.
Ne croyez pas que je sois repartie le cœur léger.
Pendant tout le trajet du retour, j’ai eu le sentiment qu’on m’arrachait quelque chose du ventre.
Je repense chaque jour à l’église. À la pluie. À vous. À elle.
Je vous en supplie, répondez-moi cette fois.
Je ne veux causer de mal à personne. Je n’importunerai jamais les gens qui l’élèvent maintenant. Mais j’ai besoin de savoir si elle va bien.
A-t-elle gardé son prénom ?
Ma tante, je vous en conjure, dites-moi seulement cela.
Sibylle


